Mercredi 5 avril

Raymond tente d’attraper le ballon mais ses bras sont deux baguettes et le ballon rebondit, lui échappe. Raymond rit, un rire profond, joyeux et d’un autre monde. Le monde de Raymond est inaccessible, parcouru de tremblements, de quelques mots, on y marche de travers, y mange sans dents, des cauchemars traversent les nuits et parfois, comme aujourd’hui, un ballon jaune réchauffe l’après-midi.

 

Les jours allongent, alors j’ai pris un raccourci pour être à l’heure.

 

Les banalités nous sauvent de la rencontre avec l’autre.

 

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