Mercredi 17 mai

« Les balbuzards et les mouettes disent que l’océan qui rompt enfin la digue qu’il bat et qui enfin se répand dans les rues est heureux. »

Pascal Quignard

 

La gare est situé dans le virage très relevé de la ligne TGV. Le TER qui s’y arrête penche donc fortement sur le flanc et semble offrir ses dessous bogies aux passagers qui se pressent pour l’escalader comme des porcelets cherchant une tétine libre sur le corps immense de leur mère truie.

 

Elles dorment et leurs jambes tournent sur des vélos orthopédiques. Ce n’est plus leur volonté qui les fait pédaler, de toute façon elles n’avancent pas, elles n’avancent plus depuis longtemps. Cyclistes dérisoires, petites reines du sur place, elles attendent patiemment la ligne d’arri

 

Féfé le cycliste

2 réflexions sur “Mai…

  1. Je découvre vos mots déposés par petites touches sensibles c’est très agréable de s’y plonger, c’est frais comme une pluie d’été, c’est solide et léger à la fois, merci !

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