Lundi 1er janvier

J’avais envie d’écrire des vœux lumineux, mais l’obscurité de mes pensées était telle que je décidais d’aller y voir de plus prés. Il me suffisait de passer derrière les paupières et le cerveau m’attendait. Je commençais ma tournée par l’hypothalamus, le thalamus puis l’hypophyse, rien de particulier. Un détour par l’hippocampe ne m’apprit rien de plus. Après avoir ainsi enrichi mon orthographe, je finis par dénicher le coupable, le locus niger bien sûr, la substance noire de mes pensées, le coté obscur de mes forces.
Comment éclairer mon esprit et écrire un peu plus léger?
Il est vrai que toute obscurité appelle la lumière, que le jour attends la nuit pour rêver et que la nuit espère le jour pour exister.
Je débouchais enfin sur une substance blanche qui m’évoqua la neige de janvier. Mes pensées s’y reflétaient de façon éclatante et je sus que j’avais trouvé le locus albus de mon cerveau.
Mes vœux pouvaient trouver là matière à penser.
De toute façon, la nouvelle année n’en fera qu’à sa tête, lumineuse et sombre et tout recommencera à finir.

D’aprés une proposition de Pascal Perrat, blog »entre2lettres

 

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