Samedi 7 octobre

Le film de la semaine

Flandres

Bruno Dumont

« Les gens sont secoués. À la fin du film, ils disent qu’ils ont du mal à parler, à juger le film. Certains refusent le film et d’autres sont comme en extase, on sent qu’ils ont été touchés intimement, que le travail n’est pas fini, qu’ils viennent de recevoir un choc et qu’ils ne sont pas encore capables de l’exprimer. Je pense que ce choc est bénéfique. Ce qui compte dans un film, c’est le lendemain. Le moment du film, pour moi, n’est pas très important. Ce qui est important, c’est l’impression que vous laissez. Et les impressions du cinéma peuvent durer. J’ai vu récemment les Fioretti de Rossellini. Sur le moment, on n’est pas forcément en phase avec cela. Mais après, il y a une mémoire du film absolument extraordinaire. C’est cela qu’il faut faire. Ce n’est pas une distraction, ce n’est pas une attraction, ce n’est pas un manège. Je veux que le spectateur soit victorieux, vraiment. Je veux que le film soit une victoire, même si c’est d’abord difficile. Sinon ce n’est pas la peine de faire des films. »

 

Flandres

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