Mercredi 12 décembre

 » C’était un petit homme aux trois pouces de jambes et le derrière tout de suite. Mais il était pourvu d’une barbe interminable, toutes en croissants multipliés, qui dévalait ses maxillaires comme une nappe d’autel et déroulait un Niagara plein de cadavres de vieux déjeuners. »

Léon-Paul Fargue–Lanterne magique

 

Le train fonce dans une nuit liquide et opaque. Des lueurs d’abysses défilent, floutées par les gouttes qui pleurent le long des hublots. Je guette l’aube dans cet encre de début du monde. les lumières blanches des gares sont la seule réponse à mon attente. Il est des jour qui refusent de se lever.

Quand on veut noyer le poisson, on l’accuse de surmenage.

 

Jean-Baptiste_Siméon_Chardin_007
Jean Siméon Chardin, la Raie

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