Vendredi 19 avril

« Les mots vont profond : ils murmurent dès qu’on les touche et s’ouvrent sur des paysages engloutis ; ils dévoilent souplement, dans leurs jeux, les mouvements de l’onde de la parole… ils nous noient et nous renouvellent, ils délivrent l’ancienne vie vocale engloutie. Il y a une géologie charnelle, une histoire animale, une sexualité et des jeux de séparations et d’unions vivantes en chacun des mots. L’histoire de « l’apparition de la vie par la parole » se cache dans chacune de nos langues. Chaque mot que l’on souffle se souvient que toutes les choses ont été appelées une à une. »

Valère Novarina

 

Elle ne cesse de marcher. Ici, on dit déambuler comme tintinnabuler parce qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette errance inquiète. Un souffle d’air la ferait tomber et pourtant elle va et vient sans repos, déplaçant les chaises sur son chemin, avec des pas si petits qu’à la regarder le temps s’arrête.

L’ascenseur ou l’escalier? La prise de poids menant à l’infarctus ou la chute conduisant au fauteuil roulant?

 

Métamorphose-du-monde-Maurits-Cornelis-Escher-1940-5
Escher, Métamorphose du monde

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