Mercredi 15 avril

« Je me suis fait bouffer par les moustiques. »
Nombre de malheureux constellés de rougeurs irritantes commencent à entonner ce refrain.
Certains ajoutent: « Par des moustiques tigres! », histoire d’attirer sur eux plus de compassion. Mais en vain…
Alors que celui qui arrivera au travail, un matin, un bras arraché,  le moignon sanguinolent et qui clamera fièrement: « Je me suis fait bouffer par un tigre! », celui-là, et celui là-seulement, aura droit à notre admiration, à une ovation et à une collecte pour l’achat d’une prothèse.

Le squelette n’est jamais que ce qu’il reste d’un malheureux attaqué par les moustiques et qui s’est gratté jusqu’à l’os.

 

Les grands squelettes
Paul Delvaux, Les grands squelettes

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