Jeudi 2 juillet

Apparences

Je suis sur une passerelle et le soleil découpe mon ombre une quinzaine de mètres en contrebas.
Ne dépassent que ma tête et mes mains.
A cette distance, c’est une autre personne et je la salue de quelques gestes qu’elle reproduit curieusement aussitôt.

La nuit ne tombe pas, ne vient pas.
C’est le jour qui se retire.
Le noir s’installe dans le vide né du retrait de la lumière.
C’est elle qui nous abandonne à l’obscurité et à nos fantômes.
Elle encore qui, au matin, nous arrache à nos voyages nocturnes.

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Pablo Picasso, L’ombre

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