lundi 31 août

La rivière ne coule plus ou si peu, si lentement, que les poissons baillent d’ennui.
Elle étire son chagrin le long des rives indifférentes qu’elle caresse à peine.
Elle ne joue plus avec le vieux pont qui laisse ses piles s’entourer de branches inutiles et mourantes.
Le ciel de fin d’été s’y reflète, des nuages recueillent délicatement ses nénuphars et un coin de ciel bleu éclaire l’eau sombre.
Des ridules précèdent le vent, la rivière frémit, s’anime, elle est encore en vie.

Wang Yu, Dans l’eau, 2018 GALERIE LAZAREW De la chair mise à nue; c’est ce qui frappe à première vue dans le travail de l’artiste chinoise Wang Yu. De la chair à la fois très réelle, grâce à la technique remarquable mise au point en 2007 par l’artiste – un mélange acrylique qui donne du relief et de la texture, et très irréelle, de par la pureté immaculée de ces personnages, que l’on devine être des anges.

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